Soutenance de thèse d'Aurélie Vinet

Soutenance de thèse d'Aurélie Vinet

09 juillet 2024

INRAE Jouy-en-Josas

Aurélie Vinet soutiendra ses travaux de thèse : "Analyse du déterminisme génétique de la tolérance à la chaleur chez les bovins et des interactions génotype x milieu induites", le mardi 9 juillet 2024 à 14h dans l’amphithéâtre Jacques Poly du bâtiment 440 du centre INRAE de Jouy-en-Josas.

Analyse du déterminisme génétique de la tolérance à la chaleur chez les bovins et des interactions génotype x milieu induites

Direction : Didier Boichard, Directeur de recherche.

Co-encadrement : Beatriz Castro Dias Cuyabano, Chargée de recherche

UMR1313 GABI, Equipe G2B

Résumé :
L’évolution du climat attendue dans les prochaines décennies dans les zones tempérées va modifier fortement les conditions d’élevage. Elle va ainsi induire des stress de chaleur dans la plupart des conditions d’élevage, notamment pour les bovins.

Cette thèse avait pour objectif d’estimer les effets du stress de chaleur et de comprendre les mécanismes héréditaires de l’adaptation à la chaleur dans l’espèce bovine. Pour cela l’évolution des performances en fonction d’un indice température-humidité a été étudiée grâce à des modèles de normes de réaction. Ce travail a été réalisé à partir de la base nationale bovine et des données météorologiques de MeteoFrance.
Le stress de chaleur a un effet négatif sur l’ensemble des performances de production, de santé de la mamelle et de reproduction. Les études d’interactions génotype x indice température-humidité ont montré de faibles niveaux d’interaction mais qu’il existe néanmoins une variabilité individuelle dans la tolérance au stress de chaleur. Ainsi, les animaux les plus affectés sont les plus productifs. Pour la santé de la mamelle ou la fertilité, le stress de chaleur accroît les différences entre animaux. Cette variabilité génétique pourra être exploitée pour améliorer la tolérance à la chaleur des animaux d’élevage. Une analyse d’association à l’échelle de la séquence du génome complet a mis en évidence les régions du génome responsables de cette variabilité. Les variants causaux et les réseaux de gènes devront être caractérisés mais ces premières analyses révèlent des régions du génome différentes selon le caractère de tolérance à la chaleur considéré.
L’effet de températures élevées pendant le développement in utero sur les performances ultérieures des descendantes est assez faible dans les conditions climatiques actuellement rencontrées en France. Lorsqu’il existe, l’effet des fortes chaleurs est plus marqué en début de gestation de la mère.

Cette thèse contribue à enrichir les connaissances pour adapter l’élevage bovin au changement climatique au travers les leviers de la génétique des animaux et de l’adaptation des conduites d’élevage.

Membres du jury :
-    Nicolas GENGLER, Professeur, Université de Liège, Belgique ; Rapporteur et Examinateur
-    Nathalie MANDONNET, Directrice de Recherche, INRAE, Université des Antilles ; Rapporteur et Examinatrice
-    Alain CHARCOSSET, Directeur de Recherche, INRAE, Université Paris-Saclay ; Examinateur
-    Nicole HAGEN-PICARD, Professeure, Ecole Nationale Vétérinaire de Toulouse ; Examinatrice
-    Jacob VAN MILGEN, Ingénieur de Recherche, INRAE, Université de Rennes ; Examinateur

Date de création : 28 juin 2024